

| éducation, enseignement : Ce qui change et ce qui ne change pas
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| le 10/7/2007 4:16:37 (142 lectures) Articles du même auteur |
Date 8/8/2007 11:32:37 | Sujet : Politique
| LE Maroc avance-t-il vers la construction d’un Etat de droit où la démocratie est bien instaurée ? Ou, sommes-nous encore en phase de transition ? Les positions sur la question divergent et les arguments des uns et des autres sont pour la plupart recevables. En mesurant le pour et le contre de cette question, nous nous rendons compte qu’au niveau des pratiques politiques, les citoyens font face à des pratiques politiques pour le moins contradictoires... Les citoyens accueillent avec satisfaction le fait que l’ensemble des partis politiques ait tenu des congrès pour se conformer à la nouvelle loi sur les partis politiques. En effet, même des partis qui n’avaient pas tenu, pendant des années, leurs assemblées générales l’ont fait récemment.
Autre fait apprécié par les citoyens, celui concernant la levée du secret sur les comptes de ces organisations politiques. C’est là une exigence de la loi sur les partis. Mais le résultat est là. Les partis sont obligés d’être plus transparents et de tenir des journaux comptables...
De même, certaines organisations politiques essayent d’instaurer plus de démocratie interne. Beaucoup d’entre eux ont limité les mandats des secrétaires généraux à deux mandats. « Certes nous allons encore voir les mêmes têtes pendants un certains temps, mais pas pour longtemps », se réjouissent les militants des partis et les citoyens avec.
Plusieurs partis ont également institué des quotas pour les jeunes et pour les femmes au sein de leurs instances. Ils ont institué des statuts qui instaurent plus de démocratie interne rompant avec l’autocratie d’antan, allant même, pour certaines formations, jusqu’à légaliser les courants politiques les plus virulents. Poussant leur mise à niveau un peu plus loin, la plupart des formations politiques se sont lancées dans une course acharnée pour séduire des profils de jeunes qui pourraient donner un coup de pouce au rendement de leurs instances.
Tout cela est accompagné d’une prise de conscience de la nécessité de fusionner pour être plus fort. C’est ce qui a permis, en partie, de réduire l’éclatement du paysage politique, même si certains de ces rapprochements ne reposent pas toujours sur une même référence idéologique.
Encore des reproches
Malgré les avancées notables constatées dans le champ politique national, les citoyens reprochent encore aux dirigeants politiques leur avidité pour le pouvoir. Les zaïms pointés du doigt mettent tous en avant leur désir de servir le citoyen et le peuple alors qu’à la première occasion, ils n’hésitent pas à participer à l’émiettement du paysage politique en créant de nouvelles formations. A l’évidence leur but non avoué est de rester les éternels capitaines de bord.
D’autres préfèrent geler l’activité de leur formation plutôt que d’y voir venir de nouvelles têtes. Lesquelles risquent de les éjecter. Les indéboulonnables se comptent parmi ceux qui usent de leur parti comme d’un fond de commerce. A l’occasion de chaque élection, ils brassent un argent fou grâce au commerce des accréditations pour des candidats véreux.
L’autre faiblesse tant décriée est le manque d’inspiration des formations politiques. Celles-ci parviennent rarement à prendre des initiatives exceptionnelles ou montrent la voie pour l’ouverture de grands chantiers dont le pays a grand besoin. Dans le meilleur des cas, ils organisent des manifestations ou des marches pour défendre souvent des causes... internationales.
Bien sûr, pour réagir aux initiatives et discours royaux en se confondant en louanges, il n’y a pas meilleurs laudateurs que les partis. D’ailleurs, dès que le Roi a lancé l’INDH, tous les discours partisans deviennent tous fait d’INDH. Sur le terrain des réalisations ? Bah, on retrouve également le Roi, mais jamais les partis.
Le regain de créativité et l’abondance des promesses des partis ne se font sentir qu’en périodes électorales. La communication avec le peuple et le contact direct ne deviennent également plus larges qu’en ces périodes.
Les élus tant sur le plan local qu’au sein du parlement ne font pas mieux. Ils se font oublier pendant des années et ne ressurgissent qu’à l’approche des élections. Ce faisant, ils ne se soumettent à aucune charte éthique partisane ni à aucune directive de leur formation politique mère.
Sur le plan local, l’on constate les rapprochements que des élus effectuent pour remporter la présidence des conseils municipaux. Rapprochements qui sont parfois diamétralement opposés à ceux effectués par leur parti sur le plan national. Cela se répercute aussi sur l’activité parlementaire marquée surtout par le taux d’absentéisme, la transhumance et la faible productivité...
Souvent, le citoyen électeur, ne voit pas dans l’élu ce représentant que le mécanisme électoral a institué pour faire prévaloir la démocratie.
Mais cela est en train de changer. On l’espère !
source : www.lereporter.ma
Source www.smart-http.com |
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