

| éducation, enseignement : Les vacances des petits Marocains
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| le 10/7/2007 4:15:14 (151 lectures) Articles du même auteur |
Date 26/7/2007 12:34:33 | Sujet : Société
| Synonymes de détente et de relâche, les vacances sont la période où les contraintes quotidiennes tombent pour céder la place à de nouvelles habitudes. Prendre des vacances permet de se ressourcer pour être d’aplomb pour une nouvelle année de labeur. Variant entre 2 et 4 semaines pour les salariés et les fonctionnaires, les vacances des élèves et des étudiants sont plus longues. Aussi, les parents sont-ils obligés d’organiser les vacances de leurs petits chérubins. Alors comment cela se passe-t-il dans les familles marocaines, comment les petits marocains passent-ils leurs vacances ? Les possibilités semblent, assez réduites. Et pour cause les endroits et les programmes réservés à cette fin ne sont pas légion ? Les vacances font partie des droits fondamentaux des enfants et des jeunes. Elles jouent un rôle important dans la constitution de leur personnalité et de leur épanouissement. Elles leur permettent d²acquérir des mécanismes d²ouverture, de formation et de divertissement. Cependant, il se trouve qu’une grande majorité des enfants se retrouvent "coincés" entre quatre murs à la maison en attendant que leur parents prennent des vacances. Si les enfants issus de catégories socioprofessionnelles aisées ont plus de chance de ne pas trop s²ennuyer durant les vacances, les possibilités pour les enfants des familles modestes sont réduites. Colonies/club Hormis les colonies de vacances qui constituent une seconde école, les enfants des familles à faible revenu n²ont pas d²autre alternative. Depuis l²avènement de M. El Gahs à la tête du Secrétariat d²Etat à la Jeunesse, on assiste à la renaissance des colonies de vacances dans le cadre du programme "Des vacances pour tous.". Avec un budget de quelque 56 millions de dirhams par an, l²opération s²adresse à près de 150 000 enfants et une centaine de centres réservés à cet effet. Nombreux sont les enfants issus des milieux défavorables qui ont pu bénéficier de ce programme, alors qu²auparavant ils passaient leur vacances à jouer du foot du matin au soir dans la rue, pour les garçons alors que les fillettes simulaient des situations tantôt de mère aux foyers, tantôt de femme émancipée, ... Ce qui ne représente aucune valeur ajoutée pour des enfants en bas âge. «Alors qu’ils ont besoin, d’encadrement pour développer leur personnalité, leur connaissance en découvrant de nouvelles choses. Aussi, l²école demeure-t-elle l²unique moyen d²apprentissage pour les enfants. Et nul n²ignore que ce n²est pas dans les bancs des écoles qu²on apprend un tas de choses.», explique le Dr. Allam, psychiatre, qui précise que «les vacances devraient être un prolongement de l²école en termes d²apprentissage sans pour autant être présenter de contraintes particulières.» La colonie de vacances Lalla Meriem considérée comme l²une des plus importantes de la région de Casablanca, accueille entre près de 1000 enfants par jour. Il s²agit d²une colonie de vacances urbaine, puisque les enfants viennent le matin et partent le soir. Située sur la Corniche elle offre un cadre d²épanouissement intéressant pour les enfants. Ces derniers ont accès aux espaces de jeux, aux divertissements ainsi qu²à plusieurs activités. La colonie cible les enfants des familles démunies dans 14 communes. Elle propose, un programme qui se distingue par son contenu éducatif, culturel, associatif et récréatif, fruit d’une collaboration entre l²association des colonies de vacances urbaines au Maroc et le secrétariat d²Etat à la Jeunesse. Plus de 1200 enfants ont pu bénéficier de ce programme qui se décline en cinq périodes de 10 jours chacune. De ce fait chaque enfant bénéficie d²une dizaine de jours, ce qui est à priori très court sur une période de 3 mois de vacances, mais cela vaut mieux qu’une journée devant la télé ou dans la rue. Dans ce même sens, l’association Maillage organise depuis près de trois années, «le camping de jour». Chaque année 5000 jeunes des quartiers défavorisés sont reçus gracieusement, durant 6 semaines par l’association à la plage du Grand Zenata. Gros budget Par ailleurs, Les enfants nantis, pourront bénéficier, si leurs parents s²y mettent vraiment de programmes spéciaux pour les vacances. Mais là aussi le choix n²est pas énorme et les organismes qui proposent ce genre d²activité ne sont pas légion dans une ville comme Casablanca où la majeure partie des femmes est active. «Contrairement à ce qu’on peut penser, les vacances des enfants ne sont pas de tout repos pour les parents. Les petits s’ennuient à la maison, on craint pour eux, etc. Donc, il faut mettre au point un programme qui soit à la fois ludique et amusant pour eux. Ce qui n’est pas évident les structures dédiées à ce genre d’activités font défaut», explique Amal, mère de deux enfants de 10 et 14 ans. Notre investigation a révélé qu²au delà des clubs privés, style Miami, Paradise, ... qui proposent des activités aussi bien sportives qu²estivales pour leurs adhérents, peu ou prou d’établissements proposent des programmes spécialement conçus pour les enfants et qui ne contraignent pas les parents à les accompagner. Dans cette optique, la FOL (Fédération des Œuvres Laïques), propose une série d²activités pour les enfants. Il faut compter 650 dirhams par semaine et 100 Dhs pour les frais d²adhésion, pour pouvoir profiter des activités du centre aéré. Ce tarif ne comprend pas les repas et de ce fait, les parents doivent prévoir Au programme des activités artistiques (théâtre, danse chant, arts plastique, poterie,...) ; jeux, relaxation… Les enfants bénéficient également d²une sortie à la ferme équestre de Dar Bouâzza où ils peuvent faire de l²équitation, du VTT,... Ceux dans les parents travaillent dans des organismes (ONE, BP, La Régie des Tabacs, …) qui ont prévu des lieux de loisirs pour leur personnel sont plus choyés. Ils peuvent profiter de ces clubs qui offrent des prestations fort intéressantes pour les enfants, mais là encore la présence des parents est indispensable. D²autres possibilités s²offrent aux enfants issus de catégories socioprofessionnelles A et B. Ces derniers pourront partir dans des centres de vacances au Maroc ou à l²étranger. Les séjours linguistiques, qui coûtent aux environs de 15 000 à 20 000 Dhs pour deux semaines en Angleterre ou au Canada, en France chez des familles d²accueil. En somme, les parents devraient accorder un peu plus d²attention aux vacances de leurs enfants.
Source : www.lanouvelletribune.com
Source www.smart-http.com |
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| Anonyme |
Posté le: 13/1/2010 5:22 Mis à jour: 13/1/2010 5:22 |
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