

| éducation, enseignement : Tanger retrouve le Festival national du film
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| le 10/7/2007 4:15:04 (362 lectures) Articles du même auteur |
Date 25/7/2007 11:43:18 | Sujet : Arts/Culture
| C’est fait: fin du suspense sur la ville qui va abriter la neuvième édition du Festival national du film (FNF) qui se tiendra du 18 au 27 octobre prochain. Un communiqué du Centre cinématographique marocain annonce en effet que c’est la capitale du Détroit qui va accueillir cette manifestation biennale et qui passe pour être le plus grand rendez-vous des professionnels du cinéma au Maroc: plus de cinq cents invités sont attendus…ce sera donc, après 1995 et 2005, pour la troisième fois que Tanger abritera le FNF. La tradition de ce festival né en 1982 veut qu’il soit itinérant, c’est-à-dire qu’il circule tous les deux ans dans chacune des villes du Maroc ; il était né à Rabat, puis ce fut successivement Casablanca (1984), Meknès (1991), Tanger (1995), Casablanca (1998), Marrakech (2001), Oujda (2003), Tanger (2005). Deux facteurs jouaient dans l’organisation du festival: la disponibilité des films (ce n’était pas toujours évident) et l’infrastructure (hôtels et salles de cinéma pour une projection correcte). Au lendemain de la huitième édition tenue à Tanger, l’une des plus importantes de l’histoire du festival, deux, voire trois villes revenaient comme lieu possible pour accueillir la neuvième édition: Agadir, Fès, et puis Ouarzazate. “Pour trancher dans un sens ou dans un autre, nous explique un cadre du CCM, il ne s’agit pas seulement de volonté, mais de prendre en compte plusieurs facteurs: la vérité toute simple hélas et pour abriter un festival de cinéma, il faut au minimum une salle de cinéma convenable; beaucoup d’aspects du film, enjeu de la compétition, dépendent de la qualité de la salle; on se rappelle la polémique à Oujda sur la possibilité d’accorder les prix du son et de l’image dans le contexte d’une salle où ces deux éléments étaient tout simplement malmenés…” Il y a en outre un aspect qui plaide en faveur de la stabilisation du FNF dans une seule ville. Le festival était né comme nomade pour répondre en fait à une vertu pédagogique et citoyenne: le film marocain était rarement vu, loin des grands centres voire pas vu du tout y compris dans les grandes villes: des films d’auteur ne sont pratiquement pas sortis, d’autres ont eu une distribution timide. La plupart des régions n’avaient en plus aucune manifestation cinématogr Autres chroniques : Rawafid Azawane bat son plein Clôture de la 3ème édition du Festival Casa Music aphique. Beaucoup d’observateurs s’accordent à souligner que ce programme est pratiquement épuisé pour le FNF: il s’agit à présent de se donner d’autres objectifs en congruence avec la nouvelle réalité du cinéma marocain. Il faut passer à un stade supérieur où il faut s’assigner davantage de professionnalisation des différents métiers et actions autour du cinéma marocain. Deux aspects sont cités dans le cas du FNF: le rendre annuel et le sédentariser dans une ville. Cela est possible: le nombre de films produits annuellement rend légitime le premier objectif et l’expérience accumulée par la ville de Tanger plaide en sa faveur d’autant plus que la plupart des grandes villes du Royaume ont maintenant leur festival ou manifestation cinématographique.
Rafik Mahmoud
source : www.liberation.press.ma
Source www.smart-http.com |
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