

| éducation, enseignement : Asilah Ballade dans la rue du Commerce
|
| le 10/7/2007 4:15:01 (509 lectures) Articles du même auteur |
Date 24/7/2007 12:19:15 | Sujet : Société
| Longeant la médina, cette artère résume l’histoire de la cité AU milieu de la médina d’Asilah figure l’une des principales artères de la ville, celle qui résume toute son Histoire: Al-Kharrazine ou la rue du Commerce. Elle comprend le plus gros des boutiques de la ville : magasins de maroquinerie, bazars, joailliers, tailleurs traditionnels, menuisiers spécialisés dans la décoration et la restauration des meubles anciens et même vendeurs de tableaux d’art naïf. Comme son ancien nom «Al-Kharrazine » l’indique, elle a connu sa période de gloire avec les cordonniers traditionnels, jusqu’aux années 1950. Mais après une période de déclin pendant les années 1970, ses artisans ont décidé de prendre le train du tourisme en marche et se sont reconvertis dans les commerces prisés par les visiteurs de la ville. Comme pour marquer ce changement de vocation de l’une des plus vieilles artères de la médina, la Commune avait décidé, il y a quelques années, de la rebaptiser «rue du Commerce» au lieu de «rue des Cordonniers». Car l’Histoire de cette artère ne peut être réduite à celle d’une seule corporation, aussi importante soit-elle. En effet, les visiteurs qui la découvrent se rendent facilement compte de la justesse de cette nouvelle appellation. Elle commence par une synagogue et se termine par une mosquée. La mosquée Lalla-Saïda faisait office d’église pendant l’occupation portugaise de la ville au XVe siècle. Cette mosquée, qui est l’une des plus anciennes de la ville, garde encore les traces de son architecture chrétienne d’origine, avec la forme du toit spécifique aux églises de l’époque. Musulmans, chrétiens et juifs se sont donc croisés dans cette rue, dans cette artère de la médina qui n’a pas la mémoire courte. C’est peut-être pour cela qu’elle a décidé de continuer à s’ériger en espace d’échange, plus pacifique cette fois-ci, à travers le commerce. Par ailleurs, l’Histoire de la ville d’Asilah montre, plus que celle de beaucoup de cités, que les liens entre les trois communautés du Livre ont été des plus cordiaux dans cette partie du Maroc. Asilah est l’une des rares villes à ne pas avoir de mellah, de quartier juif séparé du reste de la cité. Et sa synagogue se trouve à quelques centaines de mètres d’autres mosquées. Les habitants musulmans, juifs et espagnols habitaient les mêmes ruelles de la vieille médina pendant le Protectorat. Et les nouveaux quartiers espagnols étaient ouverts à beaucoup de familles marocaines, qu’elles soient juives ou musulmanes. Et c’est cette tradition que la rue du Commerce essaie de pérenniser aujourd’hui encore, avec une multitude de bazars et d’échoppes, qui constituent une attraction pour les touristes nationaux et étrangers, et qui instaurent une ambiance magique d’échange, de «commerce» avec l’autre, dans tous les sens du terme.
De notre correspondant Rachid MARROUN
source : www.leconomiste.com
Source www.smart-http.com |
|
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
|
Connexion
Les Membres actifs
Recherche
en ligne
18 utilisateur(s) en ligne ( plus...)
|
Dernières Offres d'emplois / Dépôt de Cv
Dernières annonces
|