

| éducation, enseignement : Le Maroc arrête les règles du jeu
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| le 10/7/2007 4:13:06 (183 lectures) Articles du même auteur |
Date 8/7/2007 11:13:20 | Sujet : Politique
| La confiance. Voilà le qualificatif qui sied le mieux pour décrire l’état d’esprit des officiels marocains chargés des négociations. Une fois passé le premier round de Manhasset, la délégation marocaine trace le terrain et délimite le champs des négociations. «L’alternative n’est pas entre l’indépendance et l’autonomie, mais plutôt entre l’intégration totale dans le cadre de la souveraineté nationale du Maroc et un statut spécial d’autonomie». Analyse. Le cap est fixé : Le Maroc participera au 2ème round de négociations, qui aura lieu la mi-août aux Etats-Unis, sur la base d’une approche claire. Autrement, «l’alternative n’est pas entre l’indépendance et l’autonomie, mais plutôt entre l’intégration totale dans le cadre de la souveraineté nationale du Maroc et un statut spécial d’autonomie comme solution consensuelle et définitive dans le cadre de l’unité nationale et l’intégrité territoriale», ont noté, à l’unisson, le Premier ministre, Driss Jettou, le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa et le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Taïeb Fassi-Fihri. Suite aux hautes instructions de SM le Roi, qui avait présidé une séance de travail avec la délégation marocaine aux négociations de Manhasset, Driss Jettou, Chakib Benmoussa et Taieb Fassi Fihri, ont présenté des exposés à ce sujet lors du Conseil de gouvernement et devant le Parlement. Dans la même ligne de conduite, le Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (Corcas) a tenu une session extraordinaire vendredi dernier à Laâyoune.
Vision globale Ce fut d’abord Driss Jettou qui donna le ton : seule l’autonomie, note le Premier ministre, reste le cadre, sinon la plateforme, des négociations. Le Maroc, de ce fait, ne remettra pas en cause sa souveraineté pour reconsidérer le dossier à nouveau. Chose qui sera explicitement exposée lors d’une réunion conjointe de la Commission des affaires étrangères, des frontières, des zones occupées et de la défense nationale et celle de l’Intérieur, des régions et des collectivités locales à la Chambre des Conseillers. Le ministre de l’intérieur et le ministre délégué aux affaires étrangères, ont expliqué que cette approche de négociations s’inspire de «la même vision globale, la même fermeté et détermination à préserver notre droit inaliénable et la même volonté sincère de parvenir à un règlement politique de ce conflit artificiel sur la base du projet d’autonomie comme solution définitive». Dans son exposé, Fassi-Fihri a manifestement restitué le contexte dans lequel les négociations se déroulent: «Oui au statut d’autonomie dans le cadre de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale du Royaume, de ses fondamentaux et de ses constantes qui demeurent des lignes rouges, qu’on ne peut franchir en aucun cas». Fort d’un soutien international, après la présentation du projet marocain en avril dernier devant l’Organisation onusienne, et l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 1754, le Maroc a entamé des négociations qui tiennent compte des derniers développements. A savoir, les efforts du Maroc pour évoluer vers un règlement politique à travers l’initiative d’autonomie que ledit Conseil a qualifiée de «sérieuse et crédible». Le sens de la résolution a déjà pris toute son ampleur une fois le cycle des négociations ouvert sans «conditions ni préalables». Ce qui confortera le Maroc dans sa conduite. Tant il est vrai que les négociations ne peuvent se tenir sous le signe d’aucune résolution ou approche, que celle d’avril dernier. «Le projet d’autonomie étant une proposition globale, entière et indivisible, il constitue la seule base de négociation et l’objectif inéluctable de ce processus». D’où le résultat unanimement applaudi du côté marocain : les négociations ont ouvert de nouvelles perspectives devant une solution à même d’aboutir à une solution politique négociée. La confiance et l’assurance des officiels marocains, a son équivalent politique et diplomatique. On s’en doute : d’ abord «le Maroc a réalisé des acquis positifs». Ensuite : le Maroc a pu transcender «le caractère sensible du premier round avec souplesse et bonne foi». L’une des grandes et importantes avancées politiques, aura sans doute été la participation des fils de la région du Sahara à ces négociations, une «participation qui a ôté toute légitimité au Polisario qui prétendait être le seul et légitime représentant des Sahraouis».
Une page est tournée Pourtant, le Polisario, soutenu comme d’habitude par l’Algérie, avait remué ciel et terre pour infléchir la position de l’envoyé spécial du Secrétaire général à cet égard. Intraitable, Walsum a de surcroît donné tout son sens à la résolution 1754 : Aucun document n’a été soumis aux parties participantes. Moralité : une page est tournée et seul le projet soutenu par le conseil de sécurité reste valable. Il ne fait aucun doute que les Nations Unies se trouvent, à chaque fois, en bute aux thèses obsolètes. Donc, qui participent du blocage et de la politique du pire ? Le Maroc, est ainsi dans son plein droit en appelant «la communauté internationale à faire pression sur l’Algérie et le Polisario pour les amener à s’impliquer dans une solution négociée dans le cadre de l’unité et de la souveraineté marocaines». Garantie incontournable pour immuniser la région contre les dangers de la balkanisation, le séparatisme et la menace terroriste.
source : www.lagazettedumaroc.com
Source www.smart-http.com |
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