

| éducation, enseignement : El Hajeb : Moukawalati - Les banques ne jouent pas le jeu
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| le 10/7/2007 4:07:01 (202 lectures) Articles du même auteur |
Date 18/3/2007 8:33:00 | Sujet : Education
| 204 projets sélectionnés dans le cadre du programme Les problèmes de financement pointés du doigt POUR promouvoir l’emploi et l’entrepreneuriat dans la province d’El Hajeb, le Centre régional d’investissement Meknès/Tafilalet (CRI), l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec) ont présentés les programmes de promotion de l’emploi salarié (Idmaj), de l’amélioration de l’employabilité (Taehil) et de l’encouragement de l’entrepreneuriat (Moukawalati). Plus de 200 jeunes étaient au rendez-vous à cette journée d’information organisée en fin de semaine dernière.
Aziz Fegoussi, responsable pôle partenariat et entrepreunariat au CRI Meknès/Tafilalet, a annoncé à cette occasion que 204 projets d’investissement dans la région Meknès/Tafilalet, ont été sélectionnés dans le cadre du programme Moukawalati. Quelques 86 projets ont été enregistrés au niveau de la préfecture de Meknès, 58 à Khénifra, 23 à Ifrane, 21 à Errachidia et 16 à El Hajeb. Ils concernent essentiellement les secteurs de l’agriculture et l’élevage, les services et l’artisanat. Hassan Bahi, directeur du CRI Meknès/Tafilalet, a insisté à ce titre sur la dynamique que connaît la région en matière d’investissement, notamment étrangers avec la création de 60 nouveaux projets en 2006. Du même avis, Alami Zbadi, gouverneur de la province d’El Hajeb indique que la région recèle d’atouts et de potentialités d’investissement non encore exploités.
De son côté, Mostapha Ghlib, directeur régional de l’Anapec, a indiqué que sur les 105.000 personnes retenues dans le cadre d’Idmaj, l’Agence a permis l’insertion de 2.088 diplômés au chômage dans la région avec l’objectif d’insérer 3.000 candidats en 2007. Dans cette perspective, il a annoncé la création, dans quelques semaines, d’une annexe de l’Agence à El Hajeb, ainsi qu’un guichet Moukawalati. Ceci étant, l’ambitieux programme Moukawalati, qui vise à créer 30.000 entreprises à l’horizon 2008 en accordant des facilités octroyées par l’Etat, n’arrive pas, selon bon nombre d’observateurs, à atteindre les objectifs escomptés lors de son lancement. Le nombre de crédits octroyés aux porteurs de projets à l’échelle nationale ne dépasse pas une centaine, alors qu’il est de 22 au niveau de Meknès/Tafilalet.
Le désespoir, voire le manque de confiance dans le programme, s’installe de plus en plus chez les porteurs de projets. Même son de cloche chez plusieurs jeunes intervenants d’El Hajeb, qui soulèvent la problématique du financement, malgré toutes les facilités et garanties proposées par l’Etat. Tous estiment que la majorité des banques demeurent frileuses. Chose que contestent les quelques banquiers présents à la rencontre. Selon Lotfi Sadiki, responsable du bureau régional de la Fondation Banque populaire pour la création d’entreprise Meknès, les dossiers sont traités en toute transparence et impartialité mais ils ne peuvent financer que les projets de qualité. Aujourd’hui, de nombreux acteurs appellent l’intervention d’urgence de la Primature pour relancer réellement ce programme afin qu’il ne sombre comme celui de l’Autoemploi.
Amère expérience
Hassan Bourhou est déçu. Diplômé de l’université, il a présenté un projet de cuniculture. Après avoir passé avec les étapes de sélection, Hassan s’est heurté au problème du financement. «Cela fait plusieurs mois que j’attends une réponse. Je me demande aujourd’hui à quoi cela sert de gaspiller tant d’argent, de temps et d’énergie pour avoir ce résultat», indique avec amertume Bourhou Hassan.
L²économiste
Source www.smart-http.com |
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